Dessin de Louis Christolhomme

Les poilus de Voreppe morts à la guerre de 1914-1918 

Pour en savoir + (informations du ministère des armées) 

 

Les généalogistes Corepha peuvent vous aider

Courrier d'un poilu à sa fiancée (Artilleur  en batterie sur ce lieu) 

HONNEUR A NOS POILUS !

Les associations « Le Souvenir Français » et COREPHA organisent plusieurs évènements pour commémorer le centenaire de la fin de la Grande Guerre : une exposition à l’espace Christolhomme du 7 au 21 novembre, un spectacle cabaret à l’Arrosoir le 10 novembre et une commémoration exceptionnelle aux monuments aux morts du Bourg et du Chevalon le 11 novembre. De nombreuses associations, les commerçants, les écoles et collèges de Voreppe participeront à ces évènements.

COREPHA se charge pour sa part d’organiser l’exposition. Notre choix est d’évoquer la guerre 14-18 à travers la parole des poilus. Nous avons pour cela besoin de votre aide par des témoignages, échanges de courriers, objets qui pourraient être conservés dans vos familles.  A titre d’exemple, voici l’extrait d’un poème envoyé par un poilu malheureusement inconnu qui exprime avec humour les conditions de vie épouvantables durant ce conflit.

Les documents seront scannés et rendus aussitôt et les prêts d’objets donneront lieu à la signature d’une convention de prêt. Nous vous remercions de votre contribution si possible avant la fin du mois d’avril. Contactez-nous sur le site ou lors de nos permanences.

 

Poème  "Les Poux" (monologue réaliste)

Je suis poilu de la tranchée

Du matin au soir je me gratte

J’ai la peau toute écorchée

Par les barbezins à 6 pattes

 

Je dois l’avouer sans façons

Nous sommes remplis de vermine

Nos tricots et nos caleçons

Auraient besoin d’un coup de mine.

 

On a beau se débarbouiller

Changer de linge à chaque relève,

On les compte par milliers

Sur les chemises qu’on enlève.

 

Y a des poilus, quel courage

Qui vous disent : « Pour ma santé

Je vais en faire l’élevage

Car ils bouffent la saleté ! »

 

Vous rigolez poilus d’arrière ,

Venez nous voir dans la tranchée

Et vous verrez que sans manière

Sur leur cadavre il faut marcher.

 

Il y a des loustics dans les cahutes

Qui à force d’en écraser

Doivent s’arrêter vingt minutes

Pour s’asseoir et se reposer.

Mais les poux qui ne sont pas bêtes

Changent parfois de garnison

Et malheur à qui les arrête,

Il est rongé sans plus d’ raison.

 

C’est même dégoutant je l’avoue

Je n’ai plus peur d’ la mitraille

Comme les autres, je suis plein de poux,

Mon corps est un champ de bataille.

 

Ils sont dressés tout comme nous ;

Le soir ils partent en patrouille

Le petit poste est au genou

Et je vous le jure, il se débrouille

 

Malheur à qui veut traverser

La sentinelle les arrête,

Et ceux qui veulent rouspéter,

Illico un coup de fourchette.

 

Je crois que nous en verrons la fin

De ce vote réfractaire ;

Si de notre viande ils ont faim

Nous les mettrons tous dans la terre.

 

Quand la guerre sera finie,

Et qu’ils seront tous enterrés,

Sur leur tombe on mettra : « Ci-gît ;

Les allemands de nos tranchées ».